Accepter une contre-offre? 4 raisons de dire NON!

Accepter une contre-offre? 4 raisons de dire NON!

HISTOIRE VRAIE:

Nous sommes en février 2002, je crois. Je travaillais à l’époque comme agent de recouvrement. Le gestionnaire qui m’avait tout montré venait de quitter l’entreprise où j’étais. Quelques jours plus tard, je lui expliquais que peu importe où il était rendu, je lui serais loyale et que j’irais le rejoindre. La semaine suivante, mon téléphone sonne, et c’est l’appel que j’attendais. Je quitte le bureau sur l’heure du lunch pour voir ce qu’un nouvel employeur potentiel peut m’offrir. WOW! 200$ de plus par mois. En 2002, avec un CEGEP en sciences humaines, c’était beaucoup d’argent! En rentrant au bureau, mon patron m’appelle dans son bureau. Ma visite chez nos compétiteurs avait coulé et la nouvelle s’était rendue jusqu’à lui. J’ai accepté 100$ de plus par mois. Et 3 mois plus tard, je quittais l’entreprise.

J’ai fait l’erreur d’accepter une contre-offre. J’aime penser que j’étais jeune et innocente.

Voici pourquoi vous devriez refuser une contre-offre de votre employeur :

1. Même si vous recevez une contre-offre, votre employeur peut douter de votre loyauté à son endroit.

Vous avez ouvert une brèche, vous avez osé aller voir ailleurs. Vous avez certainement brisé le lien de confiance qui vous unit. Même s’il vous dit le contraire, je vous invite à en douter. Pourquoi rester à un endroit où l’on ne vous fait plus confiance?

2. Vos raisons d’aller voir ce qui se fait sur le marché sont aussi bonnes aujourd’hui qu’elles l’étaient hier.

Rappelez au départ pourquoi vous avez décidé de changer d’emploi: manque d’avancement, nouveaux défis, envie de vous mettre en danger. Peu importe vos raisons d’hier, elles sont toujours valide aujourd’hui. Est-ce que cette contre-offre emballée dans le plus beau papier cadeau règle vraiment les problèmes qui vous ont poussés à vouloir quitter?

3. Êtes-vous certain de la loyauté de votre employeur?

Vous avez reçu une augmentation, certes. Qu’est-ce qui vous dit que votre patron n’est pas en train de trouver votre remplaçant à moindre coût? En fait, lorsque vous acceptez une contre-offre, il y a 80% des chances que vous ne soyez plus à l’emploi de cette entreprise d’ici les 12 prochains mois.

Je répète :

Il y a 80% des chances que vous ne soyez plus à l’emploi de cette entreprise d’ici les 12 prochains mois.

4. Vous allez définitivement brûler les ponts avec votre futur employeur.

Au lieu d’avoir un employeur potentiel, vous aurez un ennemi juré, un compétiteur féroce qui va forcément vous en vouloir de lui avoir fait perdre son temps de la sorte.

En conclusion…

La contre-offre est souvent une proposition alléchante. Si vous acceptez, vous n’avez aucune garantie que les choses vont changer. Malheureusement. Le changement se trouve probablement de l’autre coté de la clôture, chez l’employeur qui est prêt à investir en vous. C’est un pensez-y bien.

Vous, avez-vous déjà cédé à une contre-offre? J’ai bien hâte de vous lire!

Print Friendly, PDF & Email
Voir les options de partage
Cacher les options de partage