Ma première chance

Ma première chance

C’était en octobre 2001. J’allais à l’Université, mais je voulais travailler à temps plein. J’ai donc tout laissé tomber et je suis partie à la recherche de ma première job. J’ai vu une annonce d’une agence de recouvrement, envoyé mon CV et quelques jours plus tard, j’ai reçu l’appel du responsable de l’embauche et de la formation. Je me souviens tellement avoir donné toutes les bonnes réponses « toutes faites » en entrevue. À la fin, quand on m’a demandé si j’avais des questions, j’ai répondu « quand est-ce que je peux commencer? ». Je débutais deux jours plus tard. On m’a offert 1600$/mois. Beaucoup mieux que je salaire minimum à l’époque et en plus, j’avais la possibilité de faire des commissions. La fin du monde est arrivée, je pouvais devenir riche!

Après la brève formation, on m’a lancée sur, ce qu’on appelle dans le jargon, le « plancher de collections ». Un environnement de centre d’appel où les gens parlent fort, et ont l’air tout le temps fâché. Au bout d’une demi-journée, j’avais déjà 3 plaintes à mon endroit de débiteurs pas trop contents… Après 2 jours, j’étais tout près de prendre la porte, selon mon manager de l’époque. C’est là que j’ai vécu la tempête du grand patron. Mon moral et ma résilience ont été mis à rude épreuve. On m’a sérieusement mise au défi. Et je me suis relevée brillement. J’ai terminé mon mois d’octobre de façon phénoménale, parce qu’on m’a donné une chance et qu’on a joué franc-jeu avec moi.

Je ne suis pas la seule.

Vous, que faites-vous comme gestionnaire lorsque votre nouvelle recrue ne donne pas les résultats que vous espérez? Vous la laissez partir, ou vous lui donnez une chance de s’adapter et de se montrer à la hauteur de l’opportunité qui lui est présentée?

L’être humain possède en lui beaucoup plus de résilience qu’on ne le croit. J’ai vécu la même expérience avec une candidate qui obtenait son premier emploi chez un de mes clients. Je lui ai expliqué avec beaucoup d’amour qu’elle ne se montrait pas à la hauteur de ce qu’elle avait « vendu » en entrevue. Elle a décidé de ne pas se laisser abattre, de retrousser ses manches et de tout faire pour que ça marche.

J’aimerais savoir, vous, comme gestionnaire, donnez-vous une deuxième chance? Encouragez-vous un employé en difficulté à faire preuve de résilience? J’ai bien hâte de lire vos commentaires.

BONUS : Voici un de mes meilleurs articles pour vous aider à faire de votre nouveau une histoire à succès.

Print Friendly, PDF & Email
Voir les options de partage
Cacher les options de partage